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  • Podcast : Les étapes de création d’un projet graphique

    EPISODE 4 : Les étapes de création d’un projet graphique

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    Les idées développées dans ce podcast

    Que vous soyez débutant ou expérimenté, plusieurs obstacles peuvent freiner la concrétisation de vos idées graphiques. Dans cet article, je vous partage la méthode que j’utilise personnellement pour franchir chaque étape de création avec rigueur et liberté. J’ai appris à identifier les freins courants, structurer la progression, canaliser les idées, rebondir face aux imprévus, et reconnaître le moment où un projet est abouti.

    1. Comprendre les freins à la réussite d’un projet graphique

    Voici les obstacles que vous risquez de rencontrer dans votre propre parcours :

    • Manque de niveau : lorsque vous débutez une technique, vous pouvez ne pas être encore assez formé sur certains aspects techniques.
    • Absence de méthode : avancer sans plan rend l’aboutissement difficile.
    • Idée floue : sans axe clair, l’intention reste vague.
    • Incapacité à rebondir : un seul obstacle peut bloquer votre progression si vous ne vous y préparez pas.

    2. Adapter vos projets à votre niveau et progresser

    • Choisissez des projets « challengeants » : ils doivent vous stimuler sans vous dépasser.
    • Adoptez la méthode des petits pas : complexifiez vos créations par étapes (du portrait au personnage en scène).
    • Privilégiez les projets rapides : vous apprendrez davantage en multipliant les essais courts qu’en vous acharnant sur une seule pièce.
    • Intégrez les fondamentaux : ancrez chaque projet dans une compétence essentielle (perspective, modelé, anatomie, etc.).

    3. Travailler avec un plan et structurer votre processus

    • Inspirez-vous de processus existants : étudiez les méthodes d’autres artistes et adaptez-les à vos sujets.
    • Analysez et ajustez : cherchez à comprendre pourquoi une méthode fonctionne et testez des variantes.
    • Préservez une tension créative : restez concentré à chaque étape pour éviter l’automatisme.
    • Maîtrisez le projet dans sa globalité : planifiez le temps, le matériel, le budget, les étapes.

    4. Générer et concrétiser des idées fortes

    • Notez immédiatement vos idées : un croquis ou une phrase peut suffire.
    • Faites confiance à votre intuition : gardez l’idée brute avant de la complexifier.
    • Ne vous censurez pas : accueillez les idées absurdes ou inattendues.
    • Favorisez la sérendipité : nourrissez-vous de vos autres centres d’intérêt (chant, musique, lectures…).
    • Exploitez les bonnes idées : appliquez-les dès que possible, même imparfaitement.
    • Revenez sur vos idées : retravaillez celles qui fonctionnent pour les affiner.

    5. Rebondir face aux imprévus

    • Acceptez l’imprévu comme partie du processus : prévoyez une marge d’aléa.
    • Corrigez sans tout reprendre : réparez les erreurs plutôt que de recommencer.
    • Fragmenter le travail : changez de partie du projet si vous bloquez.
    • Prenez du recul : regardez votre travail autrement (par exemple avec un miroir).
    • Multipliez les projets : chaque essai est une leçon, réussi ou non.

    6. Savoir conclure : quand un projet est-il fini ?

    • Évitez le surtravail : apprenez à vous arrêter avant de dénaturer l’essence de l’œuvre.
    • Validez l’objectif initial : considérez le projet comme achevé une fois votre intention atteinte (sentiment, message, effet visuel).
    • Comprenez la notion d’efficacité : une idée forte et lisible suffit souvent à définir la fin du projet.

    Conclusion

    Pour mener à bien un projet graphique :

    • Choisissez des défis adaptés à votre niveau, ancrés dans les fondamentaux.
    • Travaillez avec un plan, tout en cultivant votre liberté créative.
    • Concrétisez rapidement vos idées et nourrissez votre créativité par la sérendipité.
    • Accueillez les imprévus et tirez parti des erreurs.
    • Apprenez à finir sans surcharger.

    Le processus de création graphique est un chemin personnel, vivant et en perpétuelle évolution. Chaque étape de création vous aide à grandir, à vous affirmer, et à bâtir un langage visuel authentique.

  • Podcast : Inspiration quotidienne

    EPISODE 3 : Inspiration quotidienne

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    Les idées développées dans ce podcast

    Comprendre l’Inspiration Quotidienne : Au-delà de la Productivité et de la Motivation

    L’inspiration ne se résume pas à produire constamment. Vous pouvez être profondément inspiré par un unique projet sur le long terme, même sans produire beaucoup chaque jour. De même, vous pouvez être motivé à travailler sans ressentir l’étincelle de l’inspiration. L’inspiration quotidienne est cette sensibilité qui permet de saisir au vol les idées justes, au moment opportun. Elle requiert d’être attentif et réceptif, indépendamment de notre état de motivation.

    L’importance de Se Connaître et de Tester ses Limites

    Pour favoriser mon inspiration quotidienne, je recommande vivement d’expérimenter des approches diverses, y compris celles qui semblent contraires à vos habitudes. Se libérer de ses préjugés sur soi-même est crucial. Personnellement, mes meilleures idées surgissent souvent lorsque je suis détendu, en vacances, loin de ma routine habituelle. L’inspiration quotidienne est fluide : ce qui fonctionne aujourd’hui pourrait ne plus marcher demain. Ainsi, la clé est de rester flexible et ouvert au changement.

    Se Rendre Disponible à l’Inspiration Quotidienne

    Être disponible à l’inspiration implique de garder un esprit libre et dégagé des préoccupations matérielles. Il est essentiel de s’accorder des temps dédiés exclusivement à la créativité, en se fixant des horaires précis pour éviter que les soucis ne viennent troubler ces moments précieux. De plus, accepter un détachement matériel facilite grandement l’accueil de l’inspiration quotidienne.

    Une maîtrise technique des outils créatifs permet également de capturer et de concrétiser rapidement les idées inspirantes. Enfin, je conseille de sélectionner soigneusement ses références : une quantité limitée mais de haute qualité évite la surcharge mentale et stimule efficacement l’inspiration quotidienne.

    Créer pour une Personne Précise : Mon Astuce la Plus Puissante

    Parmi toutes mes techniques, créer pour une personne spécifique est certainement la plus efficace pour déclencher l’inspiration quotidienne.

    Créer exclusivement pour soi mène souvent à un travail introspectif et stagnant. À l’inverse, viser un large public risque de produire une œuvre sans âme, déconnectée de toute authenticité. En choisissant une personne précise, on entre dans une dynamique généreuse, enrichie par des échanges réels et variés.

    Cette méthode offre de nombreux avantages : elle permet de créer des œuvres sincères et universelles, d’intégrer subtilement des nuances humaines et émotionnelles, tout en restant crédible et inspirant. Personnellement, je préfère créer avec une énergie positive pour les gens que j’aime, même si parfois, une inspiration alimentée par l’opposition peut aussi être fructueuse.

    Imposer des Contraintes pour Favoriser l’Inspiration Quotidienne

    Curieusement, se fixer volontairement des contraintes est une excellente méthode pour inviter l’inspiration quotidienne à se manifester. Que ce soit par un choix restreint de matériaux, une palette de couleurs spécifique, ou un format imposé comme le défi des 23h de la BD, ces limites stimulent souvent des solutions créatives surprenantes.

    La régularité dans le travail et la maîtrise de son environnement renforcent également cette capacité à capter quotidiennement de nouvelles inspirations.

    Protéger sa Vision : Éviter les Avis Prématurés

    Je suis convaincu qu’il ne faut jamais demander d’avis extérieurs durant le processus créatif. Les retours précoces sont souvent déconnectés de la vision finale de l’œuvre et peuvent égarer l’artiste dans des modifications inutiles.

    Selon moi, il est essentiel de préserver sa subjectivité jusqu’à la concrétisation complète de l’œuvre. Seuls les avis reçus une fois le projet terminé peuvent être utiles, constructifs, et véritablement enrichissants.

    En Résumé : Cultiver son Inspiration Quotidienne

    En somme, l’inspiration quotidienne est un équilibre subtil, personnel et fluide. Pour moi, elle passe par une maîtrise de mon environnement, une création orientée vers une personne précise, des contraintes structurantes, et une vision protégée de toute influence extérieure durant la création.

    En suivant ces principes, chacun peut apprivoiser l’énergie créative et profiter d’une inspiration quotidienne durable et authentique.

  • Podcast : Blocages créatifs

    EPISODE 2 : Blocages créatifs

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    Les idées développées dans ce podcast

    Qu’est-ce qu’un blocage créatif ?

    Le blocage créatif, aussi appelé « art block », n’est ni de la fatigue physique ni de la procrastination. Il se manifeste quand, malgré le temps disponible et l’énergie, on est incapable de créer. On se sent « perdu », incapable de tracer un seul trait.

    À la différence :

    • La fatigue demande du repos.
    • La procrastination consiste à éviter consciemment de dessiner en se trouvant de bonnes excuses.

    Le blocage, lui, est une panne sèche d’inspiration.

    Quelles sont les causes d’un blocage créatif ?

    Un blocage peut naître de nombreux facteurs, notamment :

    • Le perfectionnisme : vouloir faire parfait dès le premier trait paralyse.
    • La peur du jugement : anticiper des critiques pousse à ne pas commencer.
    • Le stress et la pression : se focaliser sur le résultat au lieu du plaisir de créer.
    • La perte de confiance : après des critiques, on doute de soi.
    • Un environnement peu stimulant : solitude ou ennui nuisent à l’inspiration.
    • Un environnement trop distrayant : trop de bruit ou d’agitation empêchent de se concentrer.
    • Le manque de méthode : sans organisation, on ne trouve pas le bon état d’esprit pour dessiner.

    Quelles en sont les conséquences ?

    Les blocages peuvent être :

    • Ponctuels (quelques jours ou semaines)
    • Saisonniers (dépendant de l’humeur ou du contexte)
    • Durables, s’ils ne sont pas traités à temps

    Ne pas dessiner pendant plusieurs jours peut :

    • Faire perdre l’habitude
    • Provoquer démotivation et tristesse
    • Nourrir le doute et l’auto-dévalorisation

    Comment s’en sortir ?

    Voici plusieurs stratégies efficaces :

    1. Changer de cadre

    Passez du numérique au papier, changez de lieu (café, extérieur…).

    2. Dessiner sans objectif

    Oubliez la qualité. Laissez-vous aller au plaisir de dessiner n’importe quoi.

    3. Dessin libre et automatique

    Dessinez des objets simples, sans enjeu (main, tasse, portrait rapide…).

    4. Pause active

    Lire, écouter de la musique, voir un film… nourrissez votre esprit sans culpabiliser.

    5. La méthode des 5 minutes

    Forcez-vous à dessiner 5 minutes, même si le résultat est sans importance. Cela relance souvent l’élan.

    6. S’inspirer d’autres artistes

    Regardez des BD, livres d’art, écoutez des interviews d’artistes… sur des supports physiques si possible.

    7. Utiliser le blocage comme sujet

    Parlez de ce que vous ressentez dans votre dessin. Cela peut devenir une source de création.

    Maintenir l’élan après un blocage

    Une fois relancé :

    • Ne laissez pas passer plus de deux jours sans dessiner.
    • Restez discipliné, mais mettez toujours le plaisir de créer en priorité.
    • Si une formation ou un cours vous bloque, autorisez-vous à vous recentrer sur ce que vous aimez.

    L’objectif à long terme est de pouvoir entrer dans l’ »état du dessinateur » presque sur commande.

    En conclusion

    Un blocage créatif est souvent causé par trop d’attentes et de pression. Pour progresser, il faut remettre le plaisir du dessin au cœur de la pratique.

    Rejoignez une communauté de dessinateurs, que ce soit en présentiel ou en ligne. Entourez-vous de personnes bienveillantes, qui vous aideront à garder l’envie et la motivation.

    Pour progresser au delà de l’accès à l’information

    Si vous êtes intéressé par mes cours de dessin en présentiel en Provence, je suis à Gréoux-les-Bains et je propose des ateliers (aquarelle, portrait, bientôt modèle vivant). Parcourez le site pour en savoir plus.

    Vous pouvez me contacter via mon mon formulaire de contact ICI et je pourrai vous donner des retours sur vos dessins par mail.

  • Les chaînes YouTube artistiques à suivre.

    Nous avons la chance d’avoir accès à de nombreuses chaînes YouTube dédiées à l’art. Cependant, dans ce florilège de contenus, il y a à boire et à manger.

    Je pense qu’une grande partie des ressources nécessaires pour progresser en dessin est désormais accessible en ligne. Pour ceux qui parviennent à se motiver seuls et qui sont suffisamment entourés pour recevoir des retours de qualité sur leur travail, il est tout à fait possible d’apprendre et de progresser en regardant des vidéos.

    Dans cet article (que je mettrai régulièrement à jour), je vous propose de trier le bon grain de l’ivraie et de ne vous recommander que des chaînes YouTube artistiques de qualité.

    Il ne s’agit pas nécessairement de chaînes exclusivement consacrées à l’apprentissage du dessin, mais chacune vous apportera quelque chose : motivation, techniques, culture visuelle ou astuces pertinentes.

    N’hésitez pas à participer en commentaire en proposant vos chaînes préférées ; j’ajouterai les pépites au fur et à mesure.

    J’ai à cœur de maintenir une sélection restreinte, car il est important de ne pas se perdre dans une consommation excessive de contenu pendant l’apprentissage du dessin.

    N’oubliez pas que, quelle que soit la qualité des ressources théoriques, il est essentiel d’obtenir des retours sur votre travail, que ce soit en intégrant une communauté où vous bénéficierez d’avis professionnels, ou en prenant des cours (comme ceux que je donne à Gréoux-les-Bains).

    Si vous souhaitez obtenir mon avis sur votre progression, vous pouvez m’envoyer un message via le formulaire de contact. Cliquez ici .

    Proko : la chaine YouTube culte pour apprendre la technique du dessin

    La chaîne YouTube Proko, animée par Stan Prokopenko (il fait intervenir d’autres artistes de renom pour aborder des sujets spécifiques), propose des tutoriels de dessin et de peinture axés sur les fondamentaux artistiques tels que le dessin de la figure humaine, l’anatomie, le portrait, la perspective et le dessin gestuel.

    Les vidéos sont à la fois pédagogiques et ludiques, et elles s’adressent aux artistes de tous niveaux qui souhaitent véritablement progresser sur des bases techniques et théoriques.

    C’est une chaine en anglais, mais vous pouvez activer des sous-titre français sur beaucoup de vidéos.

    Présentation de la chaine « Proko »

    Sketchbook Skool : se motiver et expérimenter à tout âge !

    La chaîne YouTube Sketchbook Skool, fondée par Danny Gregory, propose des contenus éducatifs et inspirants axés sur le dessin, l’aquarelle, le croquis urbain et le journal illustré. 

    Elle s’adresse aux artistes de tous niveaux, en particulier à ceux qui souhaitent intégrer le dessin dans leur quotidien comme moyen d’expression personnelle et de développement créatif, sans nécessairement avoir d’ambition professionnelle.

    Les discussions sur la créativité de Danny Gregory sont les vidéos que j’aime le plus. Il y parle de son expérience à cœur ouvert. C’est ce qui m’a inspiré pour créer mon podcast « Timothée Dessine »

    C’est une chaîne en anglais, mais certaines vidéos sont directement doublées en français.

    Un exemple des vidéos que j’aime particulièrement de Danny Gregory.

    Pete Beard : L’historien de l’illustration !

    La chaîne YouTube Pete Beard propose une série de documentaires illustrés consacrés à l’histoire de l’illustration. Elle met en lumière des illustrateurs souvent méconnus ou oubliés. 

    Chaque épisode, d’une durée de 10 à 20 minutes, est soigneusement écrit par Pete Beard lui-même. Je regrette que le ton soit souvent assez monocorde, mais c’est le seul reproche que je ferais à cette chaîne.

    La chaîne s’adresse aux illustrateurs, aux historiens de l’art, aux enseignants et à toute personne passionnée par l’illustration.

    C’est en anglais, mais des sous-titres français sont souvent disponibles.

    Le premier épisode de la série « Unsung Heroes of Illustration »

    Marc Laisse Art-Venture : Apprendre le dessin académique en français

    Une chaine française !

    Je tiens particulièrement à vous faire découvrir la chaine YouTube de Marc Laisse ! Lorsque je me replonge dans la techniques, il n’est pas rare que je me tourne vers ses vidéos qui sont de véritables aides mémoires sur les techniques classiques du dessin (comme j’ai pu les étudier dans ma formations artistique à l’école Pivaut de Nantes) et qui pourrait être des mines d’informations pour les dessinateurs amateurs qui n’ont pas eu la chance de faire des études.

    Marc Laisne est également l’auteur du livre Le dessin réaliste (Éditions Mango).

    Un exemple de vidéo bien technique comme on aime !

    Yoann Bomal : Le dessin et l’animation avec du fun et beaucoup de maîtrise !

    Encore une fois, c’est une chaîne en français et je suis ravi de vous en parler !

    La chaîne YouTube Yoann Bomal – Apprendre le dessin est animée par Yoann Bomal, un animateur formé à l’école des Gobelins et ayant collaboré avec des studios tels qu’Aardman, Pixar et Illumination.

    Hormis les astuces et tutos de dessin de Yoann, qui sont excellents, la véritable valeur ajoutée de son travail, c’est qu’il est une véritable encyclopédie de l’animation ! Impossible de trouver des sujets plus documentés sur le net. Le travail de recherche est absolument gigantesque.

    Yoann Bomal n’est pas seulement animateur, il est également réalisateur. Certaines de ses vidéos sont de véritables films documentaires qui auraient tout à fait leur place sur Netflix (d’ailleurs, pourquoi ne pas leur proposer tes films, Yoann ? C’est une question que je me suis toujours posée).

    Le petit bonus ici, c’est qu’il y a quelques années, Yoann m’avait interviewer, Cliquez ici pour découvrir la vidéo de l’époque .

  • Podcast : Trouver des concepts originaux

    Je suis content de vous présenter le premier épisode « trouver des concepts originaux » de mon nouveau podcast sur le dessin « Timothée Dessine ».

    Avant toutes choses, je tiens à vous prévenir, ce podcast deviendra bien plus intéressant au bout d’un an !

    Le concept est particulier : j’aborderais dans chaque épisode des thématiques lié au dessin et à la créativité pendant 1 an !

    L’année suivante, je réabonnerais exactement les mêmes sujets ! L’idée est donc de suivre mon cheminement par rapport à ses questionnements de dessinateur et de comparer vos avis aux miens.

    Les épisodes seront totalement improvisé ce qui implique qu’ils seront à la fois faux, incohérent et toujours imprécis mais surtout parfaitement humain !

    EPISODE 1 : Trouver des concepts originaux

    Vous pouvez écouter mon podcast sur Spotify, vous y abonner et me donner 5 étoiles pour m’encourager !

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    Les idées développées dans ce podcast

    Introduction

    L’idée de ce podcast est d’aborder des thèmes généraux sur le dessin et la créativité, comme une sorte de journal de bord pour moi, et pour vous aider à vous situer par rapport à mes réflexions.

    Dans cet épisode, j’aborde la question de savoir d’où viennent les concepts les plus originaux. J’enregistre sans préparation, pour que mes réflexions soient brutes et personnelles, disant ce que je pense à cœur ouvert.

    Ne pas chercher des concepts compliqués

    Ce que j’ai remarqué, surtout en tant que dessinateur recevant beaucoup de propositions de projets, notamment de scénarios de bande dessinée d’amateurs, c’est qu’ils sont presque toujours basés sur des univers et des systèmes très élaborés. Tout est compliqué, avec des races, des spécificités, des handicaps, comme si on réglait des jauges en attendant que l’histoire en découle. Mais le problème, c’est qu’en les lisant, il n’y a pas d’accroche, il ne se passe rien d’émotionnel.

    J’ai l’impression que beaucoup de créatifs vivent à l’intérieur d’eux-mêmes, inspirés seulement par les fictions qu’ils ont adorées (comme Le Seigneur des Anneaux ou Harry Potter), et leur volonté première est de faire quelque chose d’original, avant d’avoir un véritable besoin d’exprimer quelque chose de sensible.

    L’importance de la sincérité dans ses propositions

    Selon moi, le véritable problème est de trouver des thèmes qui résonnent avec soi-même pour toucher les gens. Traiter de sujets qui ne vous touchent pas intrinsèquement, comme des systèmes d’univers, me laisse dubitatif. Tolkien est pour moi une exception, un cas particulier qui vivait en étudiant la mythologie, et il a créé des relations entre les personnages. On ne peut pas tous fonctionner comme lui et atteindre un large public.

    Je pense que pour parler à un large public, il faut parvenir à exprimer au plus précis ce qu’on a au fond de soi de sensible et de très particulier. Ça peut sembler contre-productif, comme une « private joke », mais quand on arrive à l’exprimer finement, c’est là qu’on exprime des choses intéressantes. Beaucoup de ces concepts sensibles s’établissent pendant l’enfance. Pour parler de moi, c’est enfant que j’ai construit mes relations les plus sensibles avec les personnages, et que j’ai découvert ceux qui me touchent encore aujourd’hui. Les souvenirs marquants, sensibles, sur la justice ou l’injustice, sont profondément ancrés et n’étaient pas encore altérés par les cadres et les convenances de l’âge adulte.

    La cohérence n’est pas une finalité

    Quand on est adulte, on se fixe beaucoup de règles et de cadres, on analyse tout logiquement, notamment par peur de l’incohérence. On pense que la valeur fondamentale d’une œuvre réside dans sa cohérence. Mais la nature de la vie n’est pas forcément logique et cohérente d’une façon qui permette de tout prédire par cause à effet. L’imprévu, l’incohérence, nous paraissent plus naturels. La cohérence forcée nous écarte de l’émotion d’un récit. Je pense qu’il faut savoir écrire au plus près de ce qu’on a en nous et ne pas s’inquiéter de la technique et de la cohérence dans un premier temps.

    Comme le dit Jodorowsky, « Le philosophe cherche le pont quand le poète traverse à la nage ». L’artiste est le poète, il traverse à la nage, il prend des risques, et c’est un parcours initiatique qui le transforme. Chercher le pont (la logique, la cohérence) ne transforme pas.

    Dessinez avant d’avoir des certitudes !

    Une fois qu’on a des idées, même vagues, il faut commencer le plus vite possible à dessiner (ou écrire). Les idées se définissent et on trouve de nouveaux chemins en dessinant, plus qu’en réfléchissant simplement. C’est là qu’on a un avantage durable sur les artistes qui utiliseraient l’IA pour créer. Les dessinateurs apprennent à réfléchir plus loin en dessinant. Pour trouver les meilleures idées, il faut itérer et produire énormément de « déchets », et le rôle de l’artiste est de faire un travail de curation de ces idées. Un photographe fait le même travail de choix que le dessinateur. C’est la capacité à faire des choix qui définit une carrière.

    Savoir faire des choix = faire de l’art

    Atteindre un niveau technique est possible. Ça demande du temps, de bonnes informations et du feedback qualifié. C’est possible pour tous. Par contre, devenir un grand artiste est très difficile car il faut gérer sa carrière, c’est-à-dire faire des choix, et cela commence par être complètement soi-même. Il faut s’assumer, assumer son discours. On ne peut pas être un bon artiste si on a peur de montrer son travail parce que sa mère aurait honte. C’est difficile de s’assumer. J’ai l’impression que c’est peut-être un peu plus facile pour les jeunes aujourd’hui, car les styles étaient plus marqués dans le passé. On s’interdisait d’aimer certaines choses si ça ne correspondait pas à notre groupe ou notre identité perçue socialement. C’est ridicule.

    Si on veut être un artiste, il faut apprendre à aimer des choses qui ne sont pas dans notre univers habituel, ou du moins leur laisser des chances. Comme Lemmy, le bassiste de Motörhead, qui disait écouter absolument de tout, car il est un artiste. Il faut chercher à être le plus authentique possible.

    La technique pour développer ses concepts

    Le rôle de l’apprentissage et de la technique est certain, car il y a des idées qu’on ne peut pas avoir sans un certain niveau technique. J’ai vu quelqu’un très créatif, mais littéraire, faire un storyboard avec uniquement des personnages de face car il était limité techniquement. Ça limitait la mise en scène et les idées. La technique permet de varier les angles, l’expressivité, l’émotion des personnages, et ainsi d’aller plus loin pour créer des concepts originaux.

    Personnellement, je n’aime pas les images de concept art très répandues, comme celles de Ubisoft, où un petit personnage sert juste à montrer l’échelle d’un décor immense où il ne se passe rien. Ce ne sont pas des images narratives. Je préfère les images où un personnage exprime une situation forte par son attitude, ou mieux, quand il y a interaction avec son environnement ou d’autres personnages. Créer cette interaction demande un niveau technique plus élevé.

    Trouvez des concepts originaux avec un niveau de dessinateur débutant

    Pour les débutants, si vous voulez chercher des concepts originaux, vous pouvez au départ dessiner de façon très lâchée, exprimer des situations avec des formes simples (patatoïdes, bonhommes bâtons) sans vous soucier de la technique. Ensuite, trouvez les moyens (ressources, profs, etc.) pour exprimer finement ce que vous avez défini. Évidemment, gagner en niveau technique permet d’aller beaucoup plus loin dans la recherche d’idées, d’exprimer la finesse, les nuances. Comprendre l’anatomie ou la gravité, par exemple, permet de montrer la tension ou le relâchement d’un corps. La technique amène aussi à se poser des questions sensibles. C’est un parcours initiatique, l’apprentissage des fondamentaux mène à dénicher des idées plus personnelles et sensibles.

    Pour progresser au delà de l’accès à l’information

    Si vous êtes intéressé par mes cours de dessin en présentiel en Provence, je suis à Gréoux-les-Bains et je propose des ateliers (aquarelle, portrait, bientôt modèle vivant). Parcourez le site pour en savoir plus.

    Vous pouvez me contacter via mon mon formulaire de contact ICI et je pourrai vous donner des retours sur vos dessins par mail.

  • 9 clés pour améliorer son coup de crayon

    Avoir un bon coup de crayon est-il inné ?

    La réponse est non, absolument pas, cela se travaille. Mais plutôt que d’en rester là, comme c’est la plupart du temps le cas dans une discussion de ce type, je vous propose de vous donner des solutions concrètes pour améliorer votre coup de crayon.

    Certaines de ces solutions vont vous demander d’investir du temps et de la régularité dans votre pratique pour obtenir des résultats significatifs, tandis que d’autres astuces auront un effet immédiat sur la qualité de votre ligne.

    Qu’est-ce qu’un bon coup de crayon ?

    Commençons par clarifier. Il ne s’agit pas de vous expliquer comment dessiner tout et n’importe quoi d’imagination avec une aisance absolue. Dans cet article, je ne me focaliserai que sur la qualité de votre « ligne ». J’entends par ligne les tracés que vous dessinerez avec votre crayon de papier.

    Vous sentez que votre trait n’est pas aussi net ou précis que vous le souhaiteriez ? Les courbes vous donnent du fil à retordre ? Vous craignez de rater le dessin et de multiplier les ratures ? Sachez que ces frustrations sont courantes, surtout pour les débutants. Heureusement, dans cet article, j’explique les astuces et techniques de dessin pour améliorer son coup de crayon et ainsi gagner en aisance dans votre pratique artistique.

    1. Ne dessinez pas avec vos doigts ou votre main !

    Ce conseil peut sembler ubuesque, pourtant il est fondamental. Votre main et vos doigts doivent tenir votre crayon avec beaucoup de souplesse, mais ce ne doivent pas être eux qui orientent votre tracé. En fonction de la dimension de votre surface, dessinez avec votre poignet (pour les petits formats), votre coude pour les plus grandes lignes, votre épaule ou même votre bassin si vous dessinez des fresques, par exemple. Plus l’axe est éloigné de votre main, plus il permet de tracer de longues lignes dynamiques et régulières.

    2. Tracez vos lignes en deux temps

    Lorsqu’on dessine, il y a mille choses dont on doit se souvenir ou qu’on doit observer en permanence pour obtenir un résultat crédible. L’erreur de la plupart des dessinateurs est de vouloir intégrer toutes les notions en même temps en dessinant directement la ligne définitive d’un contour, par exemple.

    Il faut faire exactement le contraire (du moins lorsqu’on débute) et tâcher de décomposer toutes ces notions pour les assembler petit à petit les unes aux autres. Par exemple, en traçant d’abord un contour lisse avant d’appliquer les détails des textures.

    Lorsqu’on trace n’importe quel trait, on peut le décomposer en deux étapes : en premier, définir son angle (la direction dans laquelle il est projeté) et, dans un second temps, sa longueur. Cela permet de conserver énormément d’énergie dans son crayonné.

    3. Tracez des traits légers

    Cela vous demandera du temps, et plusieurs dessinateurs oublient à quel point il est difficile de maîtriser la pression sur son crayon, mais c’est primordial.

    Mettez-vous dans la position d’un compétiteur dans un challenge qui consiste à « appuyer le moins fort possible » sur votre crayon.

    Cela vous sera utile pour de nombreux points. En apprenant à appuyer moins fort, vous apprendrez à gérer la pression sur votre outil. Lorsque vous saurez comment obtenir des coups de crayon plus ou moins marqués, vous pourrez par exemple débuter votre crayonné avec des tracés très légers et les préciser avec des traits plus marqués. Vous pourrez également utiliser des effets de contraste dans vos lignes entre des éléments très visibles (sur des objets solides) et des lignes moins visibles (effets de fumée ou éléments éloignés, par exemple).

    4. Prenez du recul sur vos croquis

    C’est probablement le conseil essentiel que j’explique le plus souvent et qui donne des résultats immédiats !

    Lorsque vous dessinez un croquis, ne multipliez pas les traits dans tous les sens pour chercher à l’aveuglette la bonne ligne.

    Si vous préférez vos croquis à vos dessins définitifs, c’est probablement que vous faites cela. Le cerveau fera le tri entre tous les différents tracés pour sélectionner le bon. En revanche, si vous devez décider d’effacer les mauvais traits et de conserver les bons dans votre brouillon, vous serez perdu et vous ferez de mauvais choix !

    Plutôt que de dessiner frénétiquement, prenez du recul sur votre dessin. Par exemple, si je dois dessiner un cercle le plus parfait possible, je commence par tracer un cercle du mieux que je peux. J’arrête mon trait, puis j’analyse mon résultat pour le corriger en m’appuyant sur mes erreurs.

    En dessin, les erreurs sont des bénédictions puisqu’elles nous donnent des repères pour tracer les bons traits. C’est la raison pour laquelle je conseille toujours de ne pas utiliser de gomme lorsqu’on dessine des croquis.

    5. L’astuce magique du mouvement fantôme

    Faites des « mouvements fantômes » en répétant le geste au-dessus du papier pour préparer votre cerveau. La visualisation du mouvement avant de le réaliser contribue également à un trait plus sûr. Prenez conscience des tensions dans votre corps pendant que vous dessinez et essayez d’atteindre une certaine détente musculaire.

    J’utilise aussi ce mouvement fantôme pour comparer des distances. Par exemple, je peux mesurer un élément en utilisant un geste puis le comparer à une autre ligne en reproduisant le geste.

    6. Poursuivez vos lignes et créez des formes fluides

    C’est une notion un peu difficile pour un dessinateur parfaitement débutant, mais il est important de travailler la fluidité de vos lignes.

    Si vous dessinez d’après une référence, il se peut que certaines lignes soient « coupées » parce qu’un élément est superposé à un autre, par exemple.

    Il est primordial de poursuivre les lignes des éléments qui forment un ensemble et de ne pas « fragmenter » sa ligne.

    Cela pourrait créer un effet de « décrochement ». C’est impardonnable, parce que ça casse à la fois le dynamisme et la cohérence de votre sujet.

    Utiliser un trait léger pour dessiner ses lignes en transparence sous les autres formes vous permettra de bien mieux comprendre ce que vous dessinez et d’obtenir des résultats plus convaincants.

    7. Testez votre matériel !

    Avant de vous lancer dans un dessin avec un nouvel outil, testez votre crayon, stylo, feutre en traçant des lignes plus ou moins appuyées, en traçant des ellipses et des lignes droites ou sinueuses. Des crayons de qualité, bien taillés, glisseront plus facilement sur le papier, vous permettant de varier l’épaisseur de vos traits. Que vous préfériez un crayon graphite HB pour commencer ou que vous exploriez différentes mines (sèches pour des lignes fines, grasses pour des lignes plus épaisses), familiarisez-vous avec votre matériel. Testez votre outil sur le même papier que celui que vous utiliserez pour votre dessin afin de savoir comment il réagit et de pouvoir anticiper à l’avance votre trait.

    8. Ayez confiance en vous !

    C’est une injonction un peu sèche, mais un état d’esprit de confiance et d’assurance vous permet d’obtenir de bien meilleurs résultats.

    Ici, pas d’exercices de dessin à proprement parler, mais vous pouvez vous concentrer sur votre respiration pour oxygéner votre cerveau et tracer vos lignes en expirant, pour augmenter votre niveau de décontraction.

    Je ne suis pas un spécialiste, mais si vous êtes particulièrement stressé, vous pouvez peut-être vous tourner vers la méditation ou l’écoute de sons et de musiques apaisantes. Cliquez ici pour découvrir un exemple de podcast sur la médiation.

    9. Pratiquez votre coup de crayon !

    L’une des clés fondamentales pour améliorer son coup de crayon réside dans la pratique régulière des esquisses et des croquis. Considérez chaque esquisse comme un apprentissage, une opportunité d’expérimenter et de progresser. N’ayez pas peur de remplir des pages de croquis, même sur du papier bas de gamme, pour éviter toute appréhension liée au gaspillage ( Cliquez ICI pour obtenir une liste de matériel et commencer le dessin sans vous ruiner). Cette approche favorise le lâcher-prise, essentiel pour libérer votre geste fluide.

    Voici quelques exercices simples à intégrer à votre routine pour améliorer votre coup de crayon : dessiner des cercles continus de différentes tailles, tracer des lignes parallèles (horizontales, verticales, diagonales), et relier des points par des lignes droites d’un seul trait. Ces exercices réguliers contribuent à la précision de vos traits. N’oubliez pas que pour progresser, il faut de la pratique, de la patience et du ressenti. Plus vous dessinerez régulièrement, plus vous améliorerez votre coup de crayon et découvrirez le plaisir du dessin.

    Pour véritablement progresser, en plus de s’exercer le plus souvent possible et de prendre en compte les conseils des experts, il est important d’obtenir un retour sur son travail. Vous pouvez participer à des cours (comme ceux que je propose à Gréoux-les-Bains). Si vous souhaitez obtenir un retour de ma part par mail, n’hésitez pas à me contacter via la page de contact > ICI <.

  • Les 5 meilleurs livres pour apprendre la BD

    Comme dans toutes les disciplines artistiques, il existe des livres pour apprendre la BD et le manga. Mais soyons francs : les ouvrages vraiment utiles sont bien plus rares qu’on ne le croit.

    La plupart se focalisent uniquement sur l’anatomie, le dessin des personnages ou les expressions faciales. Bien sûr, ces éléments ont leur importance. Mais dans la bande dessinée, ce qui fait toute la différence, c’est la mise en scène.

    Créer une BD, c’est avant tout raconter une histoire visuellement. Et cela demande une maîtrise du rythme, du cadrage, de la lisibilité. En bref : une vraie réflexion narrative.

    La narration visuelle : le cœur de la BD

    Une bonne bande dessinée, ce n’est pas nécessairement un dessin parfait. Et ce n’est pas non plus un scénario incroyablement novateur. Ce qui compte, c’est l’intensité du rythme, cette capacité à embarquer le lecteur, à lui faire vivre les émotions des personnages en profondeur.

    Ce rythme repose sur deux piliers : la sensibilité de l’auteur, bien sûr, mais aussi des techniques précises. Par exemple :

    • Comment représenter une ellipse temporelle entre deux cases ?
    • Quel cadrage utiliser pour une scène dramatique ou une séquence comique ?
    • Comment guider le regard du lecteur dans une scène d’action, ou au contraire, l’égarer volontairement pour créer une tension ?

    La BD, c’est un art de la clarté. Chaque case doit être lisible. Chaque planche doit raconter quelque chose, sans jamais freiner la lecture. Si l’œuvre peut être interprétée librement, le dessin, lui, se doit d’être au service du confort du lecteur. Le dessinateur de bande dessinée est un artisan du récit.

    C’est pourquoi choisir un bon livre pour apprendre la BD, c’est chercher un guide qui vous enseigne ces techniques invisibles… mais essentielles.


    Lire des BD avant de chercher à en faire

    Avant même de feuilleter un livre pour apprendre la BD, commencez par lire des bandes dessinées. Beaucoup. De toutes sortes. Osez sortir des sentiers battus.

    Mais surtout : soyez honnête avec vous-même. Qu’aimez-vous vraiment ? Ne vous laissez pas influencer par les modes ou les jugements des “milieux autorisés”. Créer une BD est un acte personnel, sensible. Vos goûts comptent. Vos références comptent.

    Je vous partage les miennes : j’ai une profonde admiration pour Don Rosa, bien qu’il n’apprécie pas certains auteurs que, moi, j’adore – notamment plusieurs dessinateurs italiens qui ont donné vie aux aventures de Donald et Picsou.

    Parmi les auteurs qui m’inspirent : Dodier, Matthieu Bonhomme, Osamu Tezuka, Moebius, Carlos Gimenez, Jordi Bernet, Edika. Un mélange éclectique, mais qui reflète mon propre parcours de lecteur et de dessinateur.


    Les 5 livres pour apprendre la BD que je recommande

    Si vous cherchez un bon livre pour apprendre la BD, voici quelques ouvrages qui m’ont marqué – et qui m’accompagnent encore aujourd’hui.

    L’Art invisible – Scott McCloud

    Ce livre est souvent cité comme une référence absolue. Et pour cause : il s’agit d’un essai dessiné qui nous plonge dans les fondements de la narration en bande dessinée. McCloud y incarne un personnage qui vous guide à travers les arcanes du médium : le rythme, les transitions, l’espace entre les cases, le rôle du lecteur…

    Dense, précis, stimulant, c’est un véritable chef-d’œuvre pédagogique. À mon sens, tous les auteurs sérieux devraient le lire au moins une fois.

    => Cliquez ici pour acheter « L’art Invisible »

    Les leçons particulières d’Osamu Tezuka

    Voici un livre parfait pour ceux qui veulent se lancer sans attendre. Tezuka, le père du manga moderne, y partage ses conseils pour créer des histoires rapidement, avec passion, sans se perdre dans la technique.

    Les planches des mangas dessinés par Tezuka peuvent sembler approximatives, parfois presque naïves. Et pourtant, il parvient à transmettre des émotions puissantes avec un style dépouillé, expressif, direct.

    Dans ce livre, il enseigne une chose essentielle : le plaisir de créer. Même si vous débutez, vous pouvez déjà faire une BD. Ce n’est pas la virtuosité du trait qui compte, c’est l’authenticité de l’intention.

    => Cliquez ici pour acheter « Les leçons particulières d’Osamu Tezuka »

    Les clés de la Bande dessinée – Will Eisner

    Will Eisner est une légende. Il est considéré comme l’un des fondateurs du roman graphique, une forme de BD plus libre, plus littéraire, plus expérimentale.

    Ses trois volumes sur “Les clés de la BD” explorent des thèmes aussi variés que la mise en page, l’expression des personnages, le langage visuel. Ses exemples sont nombreux, précis, dessinés par lui-même. C’est un livre qui stimule la créativité.

    J’apprécie aussi beaucoup son attention au lettrage, à la typographie, aux attitudes. Pour celles et ceux qui veulent aller plus loin dans l’expressivité graphique, c’est une mine d’or.

    => Cliquez ici pour acheter « Les clés de la Bande dessinée »

    L’Art de la BD – Duc

    Cet ouvrage adopte une approche plus “académique”. Il explore la construction d’un récit en BD, étape par étape. Les explications sont claires, rigoureuses, illustrées d’exemples issus de la bande dessinée européenne, en particulier des années 80.

    C’est un excellent manuel de base pour ceux qui veulent poser des fondations solides. Le ton est plus sérieux, plus technique, mais toujours accessible. On y apprend énormément sur l’encrage, la lisibilité, la structure des planches.

    => Cliquez ici pour acheter « L’art de la BD »

    L’Apprenti Mangaka – Akira Toriyama

    Enfin, si vous cherchez un livre pour apprendre la BD avec humour et légèreté, ne passez pas à côté de ce petit bijou. Akira Toriyama, le créateur de Dragon Ball, y partage des conseils sous forme de mini-leçons, souvent hilarantes, mais toujours pertinentes.

    Le format est celui d’un manga, avec son personnage masqué qui distille ses astuces. On y trouve de vrais conseils pratiques, des erreurs classiques à éviter, et même des analyses de planches envoyées par de jeunes lecteurs.

    C’est un livre inspirant, drôle et décomplexant, parfait pour les plus jeunes ou ceux qui veulent garder un esprit ludique dans leur apprentissage.

    => Cliquez ici pour acheter « L’Apprenti Mangaka »


    Conclusion : quel est le meilleur livre pour apprendre la BD ?

    Le meilleur livre pour apprendre la BD, c’est d’abord celui qui vous donne envie de créer. Celui qui vous parle, qui vous ressemble, qui vous pousse à passer à l’action.

    Lisez des BD. Observez. Essayez. Réessayez. Trouvez ce qui vous émeut, ce qui vous amuse, ce qui vous donne envie d’aller plus loin. Et entourez-vous de livres qui vous accompagnent avec bienveillance.

    Créer une bande dessinée, c’est entrer dans une aventure passionnante. Et ces ouvrages peuvent devenir de vrais compagnons de route dans votre parcours d’auteur.

  • Qu’est-ce que le lettrage créatif ?

    Le lettering, ou lettrage créatif en français, est l’art de dessiner des lettres de manière artistique et décorative.

    Le but du lettrage créatif est souvent de faire passer un message qui retient l’attention grâce au visuel.

    Cela permet de combiner la « forme » et le « fond », par exemple comme ceci :

    Cette discipline, qui séduit de plus en plus d’amateurs et de professionnels, consiste à créer chaque lettre comme un élément graphique unique.

    Contrairement à la calligraphie (la « belle écriture »), qui se concentre sur l’écriture fluide et bien plus « standardisée », et à la typographie qui utilise des polices de caractères, le lettrage créatif offre une grande liberté créative et de personnalisation.


    Lettrage créatif, calligraphie ou typographie ?

    La principale différence entre le lettrage créatif et la calligraphie réside dans leur « philosophie » et leurs outils.

    La calligraphie est précise et technique. Elle utilise des outils d’écriture traditionnels comme la plume, le calame ou le pinceau pour former de belles lettres à la main, avec des traits précis et codifiés. Elle comporte des règles en matière d’épaisseur de tracé (les pleins et déliés), d’inclinaison des lettres et d’alphabets.
    La calligraphie peut servir de base au lettrage créatif, et la connaissance des pleins et des déliés est largement utilisée dans le lettering. Mais on envisage alors le dessin des lettres de façon beaucoup plus souple, créative et personnelle, en s’affranchissant des règles strictes et normées de la calligraphie.

    La typographie est aussi une forme d’écriture, mais elle est encore plus différente du lettrage que la calligraphie.
    Le typographe crée des « caractères » spécialement destinés à l’impression et à l’affichage numérique. Chaque caractère peut être réutilisé tel quel plusieurs fois dans le texte.
    Par exemple dans « texte », les deux « e » sont le même caractère réutilisé.
    C’est Gutenberg qui a inventé la typographie avec ses caractères fondus en plomb. C’est la raison pour laquelle on appelle une suite de caractères de la même « police de caractères » et de la même « graisse » (par exemple « bold ») une « font ».


    Histoire du lettrage créatif

    L’histoire du lettrage créatif est assez récente en comparaison de la calligraphie, et même de la typographie.

    Ce sont les Américains, « peintres en lettres », qui ont développé en premier les techniques du lettrage créatif, à la fois sur les affiches publicitaires et les enseignes peintes à la main du début du XXe siècle.

    Le lettrage créatif était d’abord appelé « hand lettering » (c’est toujours le cas aux États-Unis).

    Paradoxalement, c’est avec l’essor du numérique que le lettrage créatif a trouvé un nouveau regain, en réaction aux visuels froids et aseptisés de ce monde de plus en plus digitalisé.


    Les différents styles de lettres

    Le monde du lettering regorge de styles variés, chacun avec ses particularités et ses techniques.
    Parmi les plus populaires, on retrouve :

    • Le brush lettering : utilise des feutres à pointe pinceau (brush pens) pour créer des lettres aux traits fins et épais, imitant l’effet d’un pinceau.
    •  Le chalk lettering : imite l’aspect de la craie sur un tableau noir, avec des effets texturés et poudreux.
    • Le script lettering : inspiré de l’écriture cursive, caractérisé par des lettres fluides et connectées.
    • Le block lettering : utilise des formes géométriques et des lettres en bloc, souvent en 3D, pour un effet visuel percutant.
    • D’autres styles incluent les lettres avec ou sans empattement, cursives, et égyptiennes, par exemple, inspirés des classifications de caractères typographiques.

    Il est également possible de mélanger différents styles pour trouver sa propre voix artistique.


    Matériel essentiel pour débuter

    Pour se lancer dans le lettering, il n’est pas nécessaire d’investir dans un matériel coûteux. Voici les outils de base :

    • Crayons et gommes : indispensables pour esquisser les designs.
    • Feutres à pointe fine : parfaits pour les détails et les contours précis.
    • Feutres à pointe pinceau (brush pens) : essentiels pour le brush lettering.
    • Papier de qualité : un papier lisse et épais évitera que l’encre ne bave.

    Le meilleur matériel est celui avec lequel vous êtes à l’aise. Testez différents outils pour trouver ceux qui vous conviennent le mieux.
    Pour débuter, un crayon et du papier suffisent.


    Si vous appréciez les cours, les stages ou ma démarche en général, n’hésitez pas à partager l’information sur vos réseaux en utilisant les boutons ci-dessous :


    Techniques principales du lettrage créatif

    Avant la partie « créative », la maîtrise du lettrage repose sur quelques principes fondamentaux simples (qu’on apprenait autrefois à l’école avec le fameux « stylo plume ») :

    • Les tracés de base : apprendre les formes de base des lettres (lignes droites, courbes, boucles).
    • La variation d’épaisseur (les pleins et déliés) : les traits descendants sont généralement plus épais, tandis que les traits montants sont plus fins dans le brush lettering.
    • L’espacement : un bon espacement entre les lettres et les mots est crucial pour la lisibilité et l’esthétique.
    • La composition : agencer les lettres et les mots de manière équilibrée sur le support.
    • Comprendre la structure des lettres ou l’anatomie d’une lettre, incluant les lignes guides (ligne de base, hauteur d’x, hauteur de capitale, axe d’inclinaison), le fût, la traverse, les ascendantes et descendantes, les empattements (sérifs), et le crénage ou l’approche (espacement entre les lettres).

    Conseils pour progresser

    La pratique régulière est essentielle pour progresser. Voici quelques exercices pour ne pas être à court d’idées et progresser tous les jours :

    Pour chaque exercice, vous pouvez commencer par reproduire des alphabets existants avant de créer vos propres styles. N’ayez pas peur de « copier » ou de vous inspirer largement avant de pouvoir imaginer de nouveaux styles de lettres.

    • Le mot du jour : choisir un mot chaque jour et le dessiner dans différents styles (si vous n’avez aucune idée, basez-vous sur le prénom fêté ce jour-là, par exemple).
    • Les lignes de base : s’entraîner à tracer des lignes droites, courbes et ondulées.
    • Les variations de taille : écrire un même mot en variant la taille des lettres en hauteur ou en largeur.
    • Les compositions : créer des compositions simples en combinant différents styles et éléments décoratifs.

    Personnaliser vos lettrages créatifs

    Créez-vous un petit dossier avec les styles de lettres que vous préférez, prenez en photo des devantures de magasins, collectionnez les prospectus et flyers qui vous inspirent. Ce travail de collecte et de recherche va affiner vos goûts en matière de lettrage créatif.

    Pour embellir et ajouter du style à vos lettrages, vous pouvez ajouter :

    • Les empattements : ce sont comme des petits pieds qui viennent stabiliser vos lettres. Inspirez-vous des typographies « sérif » en les « caricaturant ».
    • Les flourishes (ornements / arabesques) : éléments décoratifs ajoutés en extension des terminaisons des lettres.
    • Les éléments décoratifs : petits ornements ajoutés autour ou à l’intérieur des lettres.
    • De la dimension : en utilisant des ombres portées pour donner l’apparence d’une ombre projetée, ou bien un effet 3D en appliquant des règles de perspective.
    • Des textures : en utilisant différents médiums comme l’aquarelle, l’acrylique, la gouache, de l’encre métallisée, des marqueurs, des crayons différents et différentes méthodes de remplissage.
    • Des couleurs : en aplat ou en dégradé.

    Combiner dessin et lettrage

    J’apprécie avant tout le lettrage créatif parce qu’on peut lui appliquer un grand nombre de techniques de dessinateur. Par ailleurs, la pratique du lettrage nous aide à progresser en tant que dessinateur.
    Gotlib était lettreur avant d’être l’immense dessinateur de bande dessinée qu’il est devenu.

    Voici quelques idées qui mélangent techniques de dessin et lettrage créatif pour créer des compositions étonnantes !


    Idées d’utilisation du lettrage créatif

    Le lettrage créatif s’intègre de nombreuses façons dans la vie quotidienne et dans divers domaines :

    • Bullet journal : personnalisation avec des titres et citations.
    • Cartes de vœux : création de cartes uniques.
    • Décoration intérieure : réalisation d’affiches personnalisées.
    • Cadeaux personnalisés : création de mugs, t-shirts, etc.
    • Réseaux sociaux : partage de créations.
    • Design graphique : création de logos, affiches, flyers.
    • Enseignes et signalétiques : lettrages peints à la main.
    • Vitrines : décoration des devantures.
    • Fresques.

    Livres pour approfondir ses connaissances

    Pour continuer à progresser en lettrage créatif, voici quelques ressources précieuses :

    100 Days of Lettering: A Complete Creative Lettering Course : Le livre pratique que je recommande en priorité ! Il vous permet d’explorer le lettrage créatif à travers une série d’exercices concrets. Pas de blabla, uniquement de la pratique : vous progressez à la vitesse de l’éclair !
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    Lettering Alphabets & Artwork: Inspiring Ideas & Techniques for 60 Hand-Lettering Styles : Du même auteur que le livre précédent, voici un ouvrage d’inspiration rempli d’alphabets originaux et expressifs. Jay Roeder adopte une approche très « cartoon » et illustrée, qui me parle énormément. C’est une ressource dans laquelle je puise souvent pour expérimenter de nouveaux styles.

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    Les ateliers du lettering : un autre livre très pratique, et cette fois-ci en français ! Toutes les techniques y sont très bien expliquées, avec des exemples d’exercices pour pratiquer et progresser. Le style de lettrage présenté est un peu plus « sage » que celui des livres de Jay Roeder, mais reste tout aussi inspirant.

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    The House Industries Lettering Manual : Un livre d’inspiration et d’histoire du lettrage, signé Ken Barber, le directeur artistique de l’exceptionnelle agence de typographie House Industries (ma préférée !!). C’est un ouvrage beau, merveilleux, inspirant… que je ne saurais trop vous conseiller !!

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    Le lettering est un art en constante évolution. Restez curieux, continuez à apprendre et à expérimenter pour développer votre propre style unique. N’ayez pas peur d’être créatif et de laisser libre cours à votre imagination.

  • 10 outils indispensables pour débuter le dessin

    Quand on veut apprendre à dessiner, c’est bien normal de se questionner sur les outils indispensables des dessinateurs.

    En matière de dessin, on a tellement de choix qu’on s’y perd vite. Il existe des outils adaptés à toutes sortes de techniques.

    Des crayons de couleur gras, de la sanguine, du fusain, tous les types de peinture évidemment, et une nouvelle marque de feutres aux effets révolutionnaires qui sort chaque semaine.

    Le matériel en dessin peut être très cher, surtout quand il est de bonne qualité.

    Quand on débute, on ne peut pas profiter de la qualité d’un outil parce qu’on manque de maîtrise. Cependant, acheter du matériel « pas cher » de mauvaise qualité n’est pas un bon pari sur l’avenir… en plus d’entrer dans un engrenage où l’on produit toujours plus de déchets.

    Les outils de dessin spécifiques (comme la sanguine, le fusain ou les marqueurs à alcool, par exemple) servent avant tout à faire des « rendus ». On les utilise pour les effets particuliers qu’ils permettent. Ce ne sont pas des outils indispensables pour apprendre les fondamentaux.

    Lorsqu’on débute le dessin, c’est mieux de travailler sur une technique à la fois. Comprendre les bases du dessin demande déjà beaucoup de ressources. Si l’on souhaite, en plus de ça, manipuler des outils techniques, on risque de développer de mauvais automatismes ou bien de progresser beaucoup plus lentement.

    C’est la raison pour laquelle ma liste des 10 outils indispensables pour commencer le dessin se limite à un seul objectif : apprendre facilement les fondamentaux.

    C’est le matériel que nous utilisons 75 % du temps lorsque je donne des cours de dessin.

    Le papier

    Des tonnes de feuilles volantes.

    Choisissez des rames de papier imprimante de 80 g.

    Vous aurez du papier en quantité à moindre coût. Lorsqu’on débute le dessin, la quantité de dessins produits a beaucoup plus d’impact sur notre progression que la qualité d’un dessin qu’on passerait beaucoup de temps à finaliser. C’est pourquoi vous devez toujours avoir un support blanc (pas de papier à carreaux, à points ou ligné) sous la main quand vous êtes chez vous.

    Un carnet « Zapbook »

    Ce sont les carnets les moins chers, avec un grand nombre de pages.

    Vous n’aurez pas de remords à rater un bon nombre de vos dessins à l’intérieur, ce qui n’est pas le cas quand on utilise des carnets plus précieux.

    Le dessin d’observation est très formateur ; avoir un petit carnet dans sa poche est l’option la plus pratique pour dessiner des scènes et des situations sur le vif.

    => Choisissez ce carnet

    Les outils de traçage indispensables

    Un crayon de papier HB

    L’outil de base du dessinateur.

    Il existe de nombreuses « graisses » différentes. La lettre H suivie d’un chiffre décrit un crayon sec. Par exemple, un crayon H4 est très sec. La lettre B décrit un crayon beaucoup plus tendre. Par exemple, un crayon B9 est très, très gras.

    Le crayon HB est donc un intermédiaire, et il est adapté à beaucoup de cas de figure.

    Un feutre fin noir

    Si vous voulez progresser à vitesse grand V, l’encrage (le dessin des lignes en noir) de vos dessins est une étape très formatrice !

    Prenez un outil de traçage noir de 0,2 à 0,5 mm pour encrer vos dessins. Il en existe de toutes les marques et de tous les prix ; cela n’a pas d’importance.

    Lorsque vous passerez à l’étape de l’encrage, vous devrez vraiment réfléchir pour savoir quelle ligne tracer et où l’arrêter.

    C’est une étape redoutée de la plupart des dessinateurs débutants.

    Le stylo 4 couleurs

    Quand j’étais au collège, c’était mon stylo préféré !

    Il y a 4 mines : une verte, une bleue, une rouge et une noire.

    Ce qui est utile, c’est que certaines couleurs sont bien plus claires que les autres.

    Ainsi, vous pouvez faire votre esquisse avec la couleur verte, par exemple, préciser avec le bleu ou le rouge, et finaliser votre dessin avec la couleur noire.

    Ainsi, vous n’aurez absolument aucun autre outil à utiliser. Cela ne rend peut-être pas cet outil indispensable, mais il est très pratique lorsqu’on dessine en extérieur dans son carnet de croquis !

    => Retrouvez ici le stylo 4 couleur de base.

    Les outils indispensables pour corriger ses dessins

    La gomme « mie de pain »

    Lorsqu’on débute, il faut éviter au maximum d’utiliser la gomme, puisque le fait de voir nos erreurs va nous aider à corriger nos dessins.

    En revanche, on risque parfois de se « perdre » dans la quantité de traits qui ont été laborieusement tracés et de ne plus parvenir à faire le tri entre eux.

    La gomme « mie de pain » ressemble un peu à de la pâte à modeler.

    Bien qu’elle soit peu connue, c’est vraiment un outil indispensable pour les dessinateurs !

    On en fait un boudin qu’on roule sur le papier comme un rouleau de pâtisserie. Cela « aspire » l’excédent de critérium et atténue tous les tracés. Ainsi, lorsqu’on trace de nouveaux traits, ils seront bien plus visibles.

    => J’utilise cette gomme mie de pain (les autres sont probablement aussi bien).

    Un petit miroir

    Difficile de voir ses erreurs quand on a déjà passé une vingtaine de minutes sur son dessin !

    Observer son dessin « à l’envers » avec un miroir va nous révéler les erreurs auxquelles notre cerveau s’était habitué.

    C’est un outil magique pour corriger nos dessins !

    Les outils indispensables au confort et à la santé du dessinateur.

    Un support confortable

    Pour avoir une bonne sensation lorsqu’on dessine, il faut dessiner sur un support confortable.

    Si vous posez votre feuille directement sur une table en bois texturée, votre crayon va marquer le motif du bois et vous perdrez la maîtrise de votre ligne.

    Si vous ne voulez rien acheter, vous pouvez poser votre feuille sur la couverture d’un grand livre ou sur d’autres feuilles.

    Je dessine sur des tapis de découpe. Je trouve ça très agréable.

    => J‘ai ce tapis de découpe très confortable.

    Une chaise et un bureau confortables

    Il faut que votre chaise et votre bureau soient à la bonne hauteur. Les problèmes de dos sont un gros souci pour les dessinateurs (je n’en suis pas épargné).

    L’idéal est d’avoir un bureau qui permet de travailler sur un plan incliné.

    J’ai décidé de travailler sur une table plutôt que sur un bureau classique, que je trouve trop étroit.

    Les outils indispensables pour développer sa créativité

    Des livres d’illustrateurs, de peintres, de photographes

    Ici, vous n’avez pas besoin de les acheter, vous pouvez les emprunter à la bibliothèque.

    La formation passe nécessairement par la copie. Il faut que vous ayez à disposition des références qui vous donnent envie de les copier et de les étudier en détail.

    Le fait d’utiliser un livre ou des documents papier est bien plus pratique que d’utiliser un écran. Vous pouvez le poser sur votre table à côté de votre format. Vos yeux s’épuisent moins que lorsque vous regardez un écran, et vous n’êtes pas distrait par des notifications.

    Des chaussures et du temps !

    Promenez-vous, voyez du pays ! Rencontrez des gens. Ennuyez-vous. Vivez.

    Le dessin se nourrit d’expériences personnelles. Vous êtes vous-même l’outil au service de votre inspiration.

    (Que des conseils que je devrais appliquer dans ma propre vie !! 🙂)

    Votre outil indispensable de dessinateur

    Au fur et à mesure que vous évoluerez dans la pratique du dessin, vous allez expérimenter de nombreuses techniques. Ainsi, il y a fort à parier que vous dénichiez, vous aussi, votre outil indispensable personnel !

    Les caractéristiques des outils préférés sont souvent les mêmes : ils sont très pratiques et permettent d’obtenir un résultat précis à coup sûr.

    Donc, ne vous ruinez pas ! De nombreuses solutions à bas coût existent en matière de dessin… Ce qui est beaucoup moins le cas lorsqu’on s’attelle à la pratique de la peinture !

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  • Mon projet pour Gréoux-les-bains : Le « super » atelier de dessin

    « It’s funny, when I took this studio… I thought it was tiny… But the longer I stayed, the bigger it became. I could fit anything I wanted into it. »


    Traduction française : « C’est drôle, quand j’ai pris cet atelier… je le croyais minuscule… Mais plus j’y suis resté, plus il a grandi. Je pouvais y faire tenir tout ce que je voulais. »

    Alberto Giacometti

    Qui suis-je ?

    Je vais commencer par me présenter.
    Je suis Timothée Rouxel, j’ai 36 ans à la date où je rédige cet article et je suis papa depuis 3 mois d’une petite fille (absolument adorable).
    Ma famille habite à Esparron-de-Verdon.
    Je suis illustrateur depuis 2011, mais ce qui nous intéresse tout particulièrement ici, c’est que je suis également professeur de dessin.
    J’ai débuté en donnant des cours privés de préparation aux écoles supérieures d’art quand j’habitais encore à Nantes, et je donne désormais des cours pour les enfants et pour les adultes à Gréoux-les-Bains en association avec l’AMG (Atelier Musical Grysélien).

    L’atelier de dessin à Gréoux-les-Bains

    J’ai une chance incroyable. Il y a cinq ans, lorsque nous sommes arrivés dans la région, ma femme et moi, j’ai posté une vidéo sur Facebook pour proposer des cours de dessin.
    Nous ne connaissions personne, mon métier d’illustrateur est très casanier et j’avais une vie sociale en berne. Mon objectif était de sortir de chez moi et de rencontrer des gens.

    Par chance, une parent d’élève de l’école de musique est tombée sur ma vidéo et m’a présenté à la directrice.
    Et si vous les connaissez déjà, vous savez que tout le monde y est super sympa.

    Deux autres associations m’avaient contacté, mais l’opportunité que m’a donnée l’AMG était exceptionnelle. Je pouvais à présent donner des cours dans une salle, avec un point d’eau et un grand tableau, dans laquelle je pouvais organiser mon planning en fonction des demandes des élèves. J’y ai déménagé une partie de mes livres de bibliothèque, investi dans du matériel peu coûteux, et dès la première année, sans faire beaucoup de communication, j’ai pu donner 3 cours d’1h30 le mercredi.

    Si vous appréciez les cours, les stages ou ma démarche en général, n’hésitez pas à partager l’information sur vos réseaux en utilisant les boutons ci-dessous :

    L’atelier de mon enfance

    Si je me sens si bien dans cette école de musique, c’est aussi parce qu’elle m’évoque de très bons souvenirs d’enfance ! J’ai pris mes premiers cours de dessin à 6 ans, mais j’ai commencé les cours de dessin avec Fanch Bernard à 8 ou 9 ans. C’était à Landerneau (Finistère), où Fanch est une célébrité. Peintre et musicien, il était contrebassiste de Glenmor, un chanteur très célèbre en Bretagne.

    Dans son atelier, j’ai appris toutes les bases du dessin pour « bien observer ». J’ai copié des BD, des peintures, des sculptures. Utilisé des crayons, la plume, l’aquarelle, l’acrylique. Dessiné d’après modèle vivant pour la première fois.

    Grâce à cet atelier, j’ai pu rejoindre une école supérieure de dessin (Pivaut à Nantes) malgré un dossier scolaire catastrophique (probablement parce que je n’allais tout simplement pas en cours).

    Ce que je souhaite améliorer dans l’atelier de Gréoux-les-Bains

    Dès la deuxième année, le bureau de l’association a investi dans la salle de cours pour y placer une nouvelle bibliothèque, de nouvelles tables, et fixer le tableau au mur.

    Je souhaite à présent prendre en charge seul les futures améliorations.
    Mon objectif est que cet atelier devienne un lieu de partage artistique par excellence.

    Améliorations prévues pour l’atelier de dessin de Gréoux-les-bains:

    • Acquérir des plâtres d’études.
    • Donner la possibilité de peindre sur chevalet.
    • Investir dans des tabliers pour les enfants.
    • Élargir ma bibliothèque avec davantage de livres sur la peinture, des artbooks, des livres de photos et des livres sur les personnages préférés des enfants.
    • Améliorer le confort avec des chaises confortables, une table large, des casiers et une bibliothèque pour ranger le matériel.
    • Investir dans une bonne cafetière !
    • Réaliser une série de peintures et de dessins sur le thème de la musique pour décorer l’atelier.

    Prêt pour la rentrée des classes en septembre 2025 !

    Mon grand challenge est de vous proposer toutes ces améliorations finalisées pour la rentrée des classes.

    J’ai déjà commencé ! Nous avons la cafetière et la nouvelle bibliothèque ! 🙂

    Comment m’aider ?

    Je ne demande ni argent, ni « bras ». Mais si vous avez de côté des beaux livres de peinture ou de photo et que vous souhaitez faire un don, ce sera très apprécié !

    Vous pouvez aussi soutenir ce projet en partageant cet article à vos amis sur les réseaux sociaux, avec WhatsApp ou par mail. Et bien sûr, vous pouvez participer aux stages, ateliers et cours de dessin que je donne avec le même plaisir depuis 5 ans à l’AMG.